Shinigami ~ Le Royaume des Morts.

Les Shinigami, âmes des suicidés, ont pour devoir de descendre sur Terre, récupérer l'âme des humains que la mort a choisi. Dans le Royaume des Morts, ils se trouvent. Là, ils cohabitent et exécutent leur tâche...
 
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 ¤~¤Chronique d'un rêve brisé¤~¤

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Sugimura Motoko
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Sugimura Motoko

Nombre de messages : 29
Date d'inscription : 09/03/2007

Personnage
Type: Shinigami
Service: Meurtres

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MessageSujet: ¤~¤Chronique d'un rêve brisé¤~¤   ¤~¤Chronique d'un rêve brisé¤~¤ Icon_minitimeMer 14 Mar - 14:13

Généralité

Nom et Prénom : Sugimura Motoko fut sa dénomination officielle. De sa vie humaine il a gardé un surnom, sempaï, dont il ne se souvient que grâce le tatouage situé au dessus de sa clavicule droite.

Age (ou age d'apparence) : 25 ans

Arme (pour les Shinigami uniquement) : Katana simple à manche noir, sembable aux armes samouraïs.


Description

Physique : Motoko a la particularité d'avoir conservé le physique qu'il avait non pas avant sa mort, mais bel et bien dans les instants qui ont suivi sa mort. Son teint cireux s'accorde de manière macabre à ses cheveux raides et noirs, dont il utilise la longueur moyenne pour dissimuler autant que possible l'orange pâle de ses pupilles, dont le regard semble, de toute manière, désormais absent. Par ailleurs, une minceur assez marquante contribue à accentuer l'impression de grande taille, impression en partie réaliste. Quant à son visage, il n'exprime plus rien depuis longtemps, le sourire en coin et son regard absent ayant depuis bien longtemps cessé de rendre crédible la supposition d'une sérennité relative.

Morale : Si, durant sa vie, Motoko fut connu comme un personnage certes peu loquace mais sérieux, honorable et présent pour ses aimés, à l'image des samouraïs qui ont inspiré une grande partie de son comportement et de son choix de vie, il est devenu depuis son décès un personnage froid, taciturne et solitaire, qui se contente d'accomplir son devoir avec une froideur mécanique et ne parle que lorsque cela s'avère absolument nécessaire, et avec la plupart du temps un minimalisme assez poussé, ou une certaine ironie souvent vexante, dans le meilleur des cas.
La seule raison qui puisse le pousser à parler plus polimment serait la rencontre d'une personne qui suscite suffisamment - pour telle ou telle raison - son interêt pour qu'il lui parut utile d'avoir une conversation digne de cette appellation.

Caractéristique spéciale : Aussi peu important cela fut-il, Motoko a fini par constater que, du fait du sang présent à cet endroit au moment de sa mort, des traces sembables à des cicatrices de brulure restent présentes au coin de ses lèvres.

Histoire

Histoire : De sa vie, Motoko ne garde qu'un souvenir, si l'on peut appeler ça un souvenir. Il ne sait de sa vie que le fait qu'il fut surnommé, sans savoir quand ni par qui, sempaï. Il n'en a la certitude que parce que, la première fois après sa mort qu'il s'est vu dans un miroir, il a vu ce nom tatoué au dessus de sa clavicule droite et que, dés lors que cette vision s'offrit à ses yeux, il fut pris de la certitude, comme lorsqu'on ne se souvient que d'une certitude sans pouvoir la resituer, qu'une personne l'avait surnommé comme ça. Du reste, il en a déduit que c'etait probablement une personne à qui il tenait, ne pensant pas avoir jamais été capable de marquer sa personne de n'importe quel signe.
Quant à ce que fut sa vie...

Sugimura Motoko naquit et eut une enfance sans histoire. Ses parents étant assez traditionnaliste, la culture samouraï accompagna toute son enfance, tant au niveau des valeurs que pour le mode de vie.
Ainsi, l'honneur, le sérieux, le calme, la défense de ce qui a de la valeur à ses yeux, et la détermination devinrent partie intégrante de son caractère et de son caractère, le manque de loquacité et une certaine réserve pudique venant compléter par un apport personnel sa personnalité.

A la fin de son adolescence, plus précisemment quelques jours avant sa majorité, il fit la connaissance d'une demoiselle, qui était de quelques années sa cadette. Il rencontra Maki, puisque c'était le prénom de la demoiselle, lors d'une compétition de Kendo à laquelle avait participé son père, Motoko n'étant pour sa part pas atteint de la fièvre de l'esprit de compétition.
Dés lors, il se prit d'une affection fraternelle pour cette fleur de beauté qui, fragilisée d'être privée de la présence et de l'affection parentale, accueillit ce grand frère protecteur surgi de nulle part comme un don du ciel.
C'est d'ailleurs d'elle que provient le seul souvenir qu'aura conservé Motoko de sa vie, après sa mort, puisque c'est elle qui le surnomma, à l'image du lien qui les unissait, sempaï. Et c'est suite au fait qu'elle choisit de le nommer ainsi, qu'il décida de le marquer, en se le faisant tatouer au dessus de la clavicule droite, en signe de l'importance qu'elle avait pour lui. Et durant plusieurs années la Vie s'écoula paisiblement, Motoko ayant depuis sa majorité emménagé dans son propre appartement, et recueilli Maki, afin de pouvoir être présent pour elle le plus souvent possible.

Tout alla parfaitement bien, la Vie suivant son cours, jusqu'aux environs des 25 ans de Motoko. Plus exactement, ce fut quelques jours après que ce dernier eut fêté sa 25ème année, fêté comme à sa coutume avec Maki - les parents de Motoko étant décédés naturellement quelques temps auparavant, que se produisit ce qui allait entrainer la fin.
Ce soir là, Motoko était en route pour venir chercher Maki à la sortie de la faculté de Lettres où elle étudiait. Tandis qu'il arrivait, la sonnerie se fit entendre et le flot des élèves commença à se déverser. Arrivé du côté opposé de la rue qui passait devant le bâtiment, il s'apprêtait à traverser, lorsqu'il vit arriver Maki. L'apercevant, elle entreprit donc de traverser la route. Puis tout se passa trés vite. La voiture qui arrive vite, trop vite. Il hurle à Maki. Elle voit la voiture. Trop tard. La voiture percute Maki, qui semble s'envoler. Puis retombe, semblable à une plume. Motoko se précipite, mais le mal est fait, et la Vie s'en va, laissant juste le temps à Maki de glisser, avec un dernier regard, un "Pardon sempaï", qui ajoute à la souffrance d'un Motoko dont les larmes ne parviennent pas à exprimer le millième de la souffrance qu'il ressent, de voir mourir dans ses bras la personne qui comptait le plus à ses yeux.

Quelques jours plus tard. Maki a été incinérée, comme le souhaitait la demoiselle qui avait toujours été fascinée par le feu.
Depuis la mort de Maki, Motoko n'est plus. Il ne vit plus vraiment. La seule chose qui le maintient en vie est la haine et le désir de vengeance. L'homme d'honneur qui protégeait ce qui lui était cher a disparu en même temps qu'a disparu ce qui lui était cher.
L'ombre mortelle remonte la ruelle sombre qui mène au lieu où réside l'homme qui va bientôt mourir.
Elle approche silencieusement.
La porte est fermée à clef, la fenêtre a été oubliée.
Il entre, se faufile sans bruit, tel un serpent.
L'homme est couché, endormi.
Il appoche du lit, sort les miséricordes.
Une en travers de chaque poignet.
Les tendons sont coupés, l'homme ne peut plus se défendre.
Il n'a aucun mal à le maitriser, quelques coups le dissuade de continuer à resister.
Il sort l'atamé.
Il ouvre lentement sa gorge, centimètre par centimètre.
Ivre de haine.
Ivre de rage.
Ivre de douleur.
L'homme gît, par terre, baignant dans le sang qui s'écoule de la carotide.
Il est déjà reparti, après l'avoir contemplé.
Et murmuré.
"Tu es vengée, Maki, je t'ai vengé."
Il pénètre chez lui.
Maintenant agenouillé, le katana en mains.
Hara-kiri, c'est comme ça que cela s'appelle.
Se donner la Mort pour expier une faute grave.
Il pose l'extrêmité de la lame contre sa peau.
Appuyée, la lame pénètre.
Le coeur est traversé de part en part.
Tandis que la Vie s'en va en même temps que le sang commence à s'écouler, il prend dans ses mains tremblantes et faibles la photo.

Ils étaient heureux, tous les deux, sur cette photo.
Il a suffit d'une erreur pour que tout vole en éclats.
Allongé, il n'a plus la force de rester à genoux.
Son âme s'en va.
Ses derniers mots sont pour elle.
"Pardonne-moi... J'aurais du te protéger... Tout est ma faute..."
Pressé contre le corps inerte, sur la plaie, c'est la photo.
Baignée de sang et de larmes.
Tout est fini.
Ou presque.
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